Oradour

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Distribution : Cédric Beaudou, Nathan Brunel, Annabelle Christophe, Cyrielle Decaillet, Eloane Decaillet, Carole Dupleix, Maxence Lafougere-Rat, Catherine Galin, Toan Guerin, Laurence Ladrat, Catherine Lamaud, Sylvain Laporte-Daube, Anaïs Leger-Ancelin, Daniel Marchand, Christian Niebudkowski, Mathilde Piette,Valentin Reineix, Léa Renaudin, Lucie Roux

Le 10 juin 1944, dans un petit village paisible du Limousin, une horde de S.S. se livre au massacre de toute la population : 642 personnes.
Oradour résonne dans les esprits comme un cri figé dans l’histoire nous rappelant sans cesse la barbarie des dictatures.
Ici ce sont des comédiens qui prennent humblement le relais de l’histoire pour nous transmettre les mises en garde du passé.
Ici, c’est cette mémoire racontée et mise en scène pour que le théâtre soit toujours un lieu où la voix résiste au silence et à l’oubli.
Simplement des passeurs de mémoire …

Aucun jeu réaliste de reconstitution n’est de mise car il arrêterait la
mémoire et deviendrait indécent. Oradour deviendrait un fait historique qui
s’éloignerait de nous chaque année un peu plus. A l’instar de Meyerhold,
on pourrait dire que là le « réalisme serait un mensonge. »
Oradour va au-delà d’un fait historique : s’il rappelle un passé, il rappelle
notre présent et appelle demain à la vigilance. Il porte en lui notre temps.
C’est ainsi que lorsque nous répétions les scènes « des granges » ou de
« l’église », les mots résonnaient avec ceux du Bataclan ou Londres ou
Barcelone.
Autrefois un panneau en bois était à l’entrée du village martyr où il était
écrit : « Souviens-toi ! Remember » Nous avons par ce spectacle voulu
simplement y répondre par « Je me souviens » et dire humblement à
Robert Hébras que « sa voix ne peut plus s’éteindre » car elle
accompagne nos vies.